| LA
TUNISIE DESERTIQUE
La Tunisie
du désert se caractérise par le contraste entre les vastes steppes
où les pasteurs semi-nomades font paître chèvres et moutons et
les oasis où les arboriculteurs-jardiniers habitent de gros villages.
Les grandes
oasis sont groupées dans le Djérid et le Nefzaoua et comptent
la grande partie des 2,6 millions de palmiers-dattiers. Ces oasis
sont soigneusement entretenues et produisent la datte d'exportation,
la célèbre " Deglet " préparée dans d'anciennes cités caravanières
qui par ailleurs s'ouvrent de plus en plus au tourisme (Tozeur,
Nefta, Kébili-Douz...)
Au nord, les
steppes de Gafsa fournissent encore de belles cultures céréalières
après inondation aux semi-nomades éleveurs de chèvres et moutons.
Les premières oasis apparaissent à Gafsa et El Guettar, où l'on
cultive l'olivier et les fruits. Cette région fournit aussi beaucoup
de phosphate (Métlaoui, Redeyef). Le golfe de Gabès est un peu
moins aride, mais les steppes de l'Arad et de la Djeffara n'ont
pas les palmeraies aussi riches que celles du Djerid: à Gabès
prédominent les cultures maraîchères, à Zarzis l'olive. La Djeffara
reste à l'élevage semi nomade de chèvres et moutons. Quelques
cultures par ci par là égaient la monotonie du paysage. Dans le
Matmata on retrouve la vie sédentaire groupée autour des terrasses
limoneuses réalisées à partir de la construction traditionnelle
de centaines de barrages en terre: maigres champs de blé ou d'orge,
oliviers, élevage de quelques moutons constituent les ressources
principale de ces Berbères jadis groupés dans les ksour à ghorfas
où ils abritaient leurs récoltes des raids nomades.
Sur le littoral,
la pêche reste traditionnelle (Djerba, Gabès). Djerba est un île
d'agriculteurs et d'artisans. |