| LE
PROTECTORAT FRANÇAIS
Les difficultés
débutent en 1815 avec une révolution de palais mettant sur le
trône Mahmoud et son fils Hussein de la branche aînée de la dynastie,
aussi cupides que médiocres. Le déséquilibre des échanges est
le résultat de l'interdiction de la course par les puissances
Européennes, la concurrence des produits manufacturés européens,
la baisse du cours de l'huile et des grains, les dépenses somptuaires
du régime. En 1830, la France conquiert l'Algérie et la Turquie
reconquiert Tripoli. Pris entre ces deux puissances et ruiné économiquement,
le bey Ahmed (1837-1855) se place sous la protection de la France.
Sous la pression de son puissant allié, la Tunisie tente de s'engager
sur la voie des réformes. En 1857 un pacte fondamental établit
l'égalité de tous les Tunisiens devant la loi et en 1861 est mise
en vigueur une Constitution. Mais la malveillance du favori du
bey entraîne la ruine économique du pays. Une insurrection générale
en 1864 est prête de renverser le régime. En 1869, après l'échec
de trois emprunts à la France, Paris impose au bey la réorganisation
de ses finances.
Le contrôle international consacre la mise sous tutelle du pays
par la France. Une commission internationale animée par le "bey
Villet" se charge de redresser l'économie du pays. Malgré la défaite
de 1870 et la tentative de l'Angleterre d'étendre son influence,
les Français maintiennent leurs positions. En 1878, au congrès
de Berlin, la France reçoit la Tunisie comme part des dépouilles
de l'Empire Ottoman. Mais à Tunis, les français se heurtent aux
ambitions Italiennes. Après 3 ans de lutte pour la chasse aux
concessions entre le consul Roustan et le consul Maccio, Jules
Ferry décide d'intervenir. |